Posted on: 23 mai 2021 Posted by: Rayane Beyly Comments: 0

Onze ans après son dernier sacre européen, le Stade Toulousain a remporté hier soir la Champions Cup en battant la Rochelle sur le score de 22 à 17. C’est une libération pour les Rouge et Noir.

De la casse, de l’impact, et de l’engagement

« Même si ce n’est pas le plus grand match de rugby que l’on ait fait cette saison, on est champions. Certains pensaient que le soldat Toulouse était perdu, force est de reconnaître que l’on s’est remis dans le truc. On avait envie de marquer cette génération-là » confiait l’entraîneur toulousain Ugo Mola au micro de RMC Sport à la fin du match. Fracassante, percutante, époustouflante ; chacun trouvera le bon mot pour qualifier cette partie où les équipes furent contraintes de payer un lourd tribut aux blessures.

Dupont s’élance dans la défense rochelaise (image: dicodusport.fr).

Peu spectaculaire par le jeu déployé durant la première période, la rencontre proposait un engagement physique total, où beaucoup allaient y laisser des plumes. Outre les blessures des toulousains Arnold (6’) et Castets (79’) ou du rochelais Boudehent (61’), le coup du sort majeur fut ce tampon brutal de Botia à la 27ème minute qui, d’un coup d’un seul, faisait voir les étoiles à Maxime Médard, non décidé à lui offrir l’étoile du titre. Aucun doute pour Mr. Pearce qui brandissait le carton jaune. Faisant appel à la vidéo dans un second temps, l’arbitre allait punir davantage le Fidjien déjà expulsé sur le banc, revenant sur sa décision en estimant que le carton rouge serait plus légitime. Les Rochelais faisaient grise mine, condamnés à disputer les cinquante minutes restantes à quatorze contre quinze. Le carton jaune du toulousain Elstadt (31’) rééquilibrait numériquement les débats. A la pause, le duel de buteurs entre Ihaia West et Romain Ntamack tournait à l’avantage du rochelais, 12 à 9. La seconde période voyait le jeu se décanter en la faveur de Toulouse. Ntamack ramenait les siens à égalité (46’), avant que Cheslin Kolbe ne réceptionne une diagonale tapée en pleine course par Antoine Dupont. La beauté de l’action nous faisait miroiter un premier essai mais il n’en était rien, l’ailier Sud-Africain ayant mordu la ligne de touche au moment d’aplatir. C’est alors qu’à la 59ème minute, le centre toulousain et joker médical Juan Cruz Mallia filait dans l’en-but sur un retour intérieur de Kaino, initié par une très longue passe de Ntamack. Avec dix points de retard à dix minutes de la fin, les Rochelais se donnaient des raisons d’y croire par un essai du demi de mêlée Kerr-Barlow (72’). L’espoir allait être fugace, et quelques minutes plus tard, Le Stade Toulousain soulevait le cinquième trophée européen de son histoire, après avoir durement cravaché. Le Stade Rochelais repart avec les honneurs, proche d’une performance retentissante, mais le staff Gibbes-O’Gara retiendra aussi des regrets. Le Stade Toulousain, de son côté, récompense la génération brillante des Dupont, Ntamack, Lebel, Baille et autres par un titre significatif, deux ans après le Brennus de 2019. On surveillera maintenant ce « duel des stades » qui pourrait bien s’échelonner encore en Top 14, avec une possible revanche pour les Maritimes d’ici la fin de la saison.

Rayane Beyly

Source de l’image en vignette: Stade Toulousain Twitter

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