Posted on: 6 juin 2021 Posted by: Rayane Beyly Comments: 0

Damien Chouly et les siens en rêvaient, ils l’ont fait ! Tombeurs de Biarritz hier après-midi au GGL Stadium de Montpellier pour la finale de Pro D2, les Perpignanais rejoignent l’élite deux ans seulement après l’avoir quittée.

Le bilan : Perpignan ne s’est pas laissé submerger par la pression

Jeronimo de la Fuente charge la défense de Biarritz et trouve l’espace (image: Rugbyrama).

On peut aimer Biarritz, être impressionné par la toison capillaire de l’ailier australien Henry Speight, et espérer voir le Top 14 revenir au stade Aguilera, mais dans cette finale, même le plus chevronné des supporters biarrots se devait de reconnaître la supériorité de son rival Catalan. « Ca fait trois ans que je me dis, tous les jours : Il faut qu’on y revienne (ndlr: en Top 14) et que l’on montre autre chose », déclarait cette semaine l’ailier de l’USAP Mathieu Acebes dans les colonnes de Rugbyrama. C’est avant tout l’engagement et la sérénité déployés par les Sang et Or hier qui a fait la différence, sans grand suspense. Sur les quatre-vingts minutes de jeu, l’USAP, première de la saison régulière, n’a pas laissé de répit à Biarritz, trop indiscipliné pour ce match capital. On en oubliait presque que la saison s’était ouverte sur une victoire de Biarritz face à Perpignan à la première journée. Devant au score à la pause sur le score de 16 à 9, en particulier grâce à un essai de George Tilsley (11′), les Catalans ont étouffé toute intention de révolte adverse durant le second acte. L’animation offensive de l’ouvreur Ben Volavola a été la clé de voûte de l’ascendant perpignanais. Après son essai inscrit à la 51ème minute, le joueur fidjien distribuait un coup de pied rasant dans l’en-but qui, d’un rebond trompeur, allait finir dans les bras de l’opportuniste Melvyn Jaminet (73′), auteur de vingt-trois points durant la partie. Le score enflait lourdement en la faveur des joueurs entraînés par Patrick Arlettaz (33-9). Dans les rangs biarrots, le visage désemparé du capitaine Steffon Armitage exprimait la détresse de son collectif. Un collectif qui allait sauver l’honneur à quelques minutes de la fin, par un essai de Lucas Peyreblanques (33-14, 79ème). Cela ne changeait rien à l’issue de la finale. Là où Perpignan file à présent en vacances avec la conscience du devoir accompli, Biarritz devra livrer ses ultimes forces dans la bataille lors du match d’accession face au treizième du Top 14, Bayonne, samedi prochain. Depuis que cette rencontre croisant les deux championnats a été mise en place à la saison 2017-2018, rappelons que c’est toujours l’équipe de Pro D2 qui s’est imposée. Un scénario qui ferait le bonheur de Biarritz face à des Bayonnais qui chercheront à éviter de faire l’ascenseur tout juste deux ans après être remonté en première division. Derby basque à haute tension en perspective.

Rayane Beyly

Source de l’image en vignette: jotokyo2020.com

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